Le diabète
du plus grand enfant
dans les dernières années
de primaire et au collège

par le Dr. Elisabeth PRAUD du Mans.

Quels problèmes ?

L'activité sportive et les risques d'hypoglycémie.
Les classes vertes, les classes de neige, les voyages scolaires :
à ne pas manquer.

L’activité sportive :

- L‘enfant qui a un diabète doit faire du sport. C’est un facteur d‘équilibre de son diabète. Le diabète n’empêche pas de faire du sport de haut niveau, à condition d’avoir bien prévu l’adaptation des doses et de l’alimentation.

- Le professeur ou le moniteur d’éducation physique doit être au courant du diabète de son élève et avoir à sa disposition la documentation de l’AJD. Les difficultés sont exceptionnelles. Il faut avoir alors recours au médecin scolaire.

- Les doses d’insuline : chaque fois que l’activité sportive a été prévue, il est possible de diminuer la dose d’insuline concernée à l’avance. Il est toujours possible de modifier la dose de l’insuline qui suit le sport.

Quelques détails pratiques :

- Le sucre : dans la poche sur le terrain de sport. Et pas au vestiaire à 500 m.
- La collation pour le retour : dans un sac de sport dans le car… et pas dans la soute à bagages… même réflexion pour le lecteur de glycémie.

Les classes vertes, les classes de neige, les voyages scolaires.

Ils posent le problème de l’autonomie de l’enfant par rapport à son diabète.

S’il est autonome :

- Surveillance des glycémies et des urines et adaptation des doses ne posent pas de problème.

Mais il faut :

- Emporter suffisamment d’insuline, de bandelettes, de seringues (ou stylos si possible).
- Ne pas perdre son lecteur…
- Prévoir des piques-niques dans le car. Si les horaires des repas risquent d’être trop décalés, avoir des réserves de sucre et des collations sous la main.
- Avoir une boîte isotherme pour le Glucagon. Il faut être sûr que quelqu’un pourrait faire, si besoin, une injection de Glucagon, avoir contacté à l’avance un médecin ou une infirmière proches du lieu de la classe verte ou de la classe de neige pour cela.
- Il faut que le responsable du voyage ou de la classe verte soit au courant ; il peut arriver que le responsable refuse initialement de faire participer un enfant diabétique au voyage. C’est rare. C’est toujours par crainte d’un malaise ou à cause d’une information insuffisante. Nous avons toujours pu dénouer la situation en expliquant, en organisant de façon précise avec les parents, l’enfant, le médecin scolaire, le responsable lui-même, et il n’y a jamais eu d’incident.
- S’il s’agit d’un voyage à l’étranger, il est important que la famille qui accueille éventuellement l’enfant, ait une documentation traduite. Les choses sont grandement facilitées si l’un des responsables du groupe loge à proximité ou dans la même famille.

Si l’enfant n’est pas autonome.

Il pourra quand même partir (et nous avons presque toujours pu le réaliser).
- Si l’un des parents est accompagnateur,
ou
- S’il est possible de prendre contact avec une infirmière proche :
- qui fera les contrôles,
- Qui fera les injections. Les doses d’insuline étant décidées chaque jour avec les parents, par téléphone.
- et avec un médecin proche qui pourrait faire une injection de Glucagon.

Savoir que :
- les classes vertes et les classes de neige comportent plus de risques d’hypoglycémie que d’hyperglycémie et les doses d’insuline doivent souvent être abaissées.
- Les voyages en Angleterre et en Allemagne comportent plus de risques d’hyper que d’hypoglycémie (alimentation riche en glucides!).